S’entretenir de la poésie. À quoi bon ? demandait le penseur, et il ajoutait « [ À quoi bon] les
hommes de l’art (Dichter) en temps nécessiteux
». Est-il encore temps ?

samedi 17 mars 2012

Qu'est-ce que philosopher aujourd'hui ?

 

Cliquez sur l'image pour voir la vidéo
 
Qu’est-ce que philosopher aujourd’hui, à l’heure de la crise de la pensée sans précédent que nous traversons ? Comment « s’orienter » dans la pensée à l’ère du « temps de cerveau disponible » pour Coca-Cola®, de la disparition des humanités classiques et de la marchandisation des biens culturels ? C’est ce dont s’entretiendront Gisèle Berkman, Patrice Loraux et Jean-Michel Rey. À quelles conditions peut-on relancer une pensée critique héritière des Lumières ? Comment cartographier les pensées actuelles, entre positivisme triomphant et spiritualisme renaissant, entre triomphe des neuro-sciences et retour du Sujet ? Cela implique d’interroger ce qui, en notre « extrême contemporain », constitue tout ensemble un empêchement et un défi à penser. 

17 mars 2012 / Maison de la poésie

samedi 11 février 2012

Poésie et ruine

« Poésie et ruine »

avec Michel Deguy, Claude Mouchard et Alain Schnapp

Pierre Pachet n'ayant pas pu participer à la séance,

Claude Mouchard lit son essai

Du bon usage des fragments grecs :


puis Alain Schnapp propose un magnifique exposé consacré,

selon ses termes, à une 'collection de fragments' :

faute de temps, Michel Deguy communiquera

ultérieurement sa contribution.


samedi 21 janvier 2012

Théâtre et poésie

« Théâtre et poésie »

21 janvier 2012 à 16h00 à la Maison de la poésie

avec Claude Guerre, Michel Deguy, Denis Guénoun,

Robert Davreu et Esa Kirkkopelto

(la quasi-totalité de l'intervention

de ce dernier est à visionner ci-dessous.)



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Esa Kirkkopelto est metteur en scène et professeur de recherches artistiques à l’Académie de théâtre de Finlande à Helsinki. Il est l'auteur de Le Théâtre de l'expérience : contributions à la théorie de la scène, Pups, 2008.
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samedi 10 décembre 2011

Traduire

Avec Isabelle Berman, Robert Davreu, Michel Deguy, Claude Guerre, Patrick Quillier, Martin Rueff, Tiphaine Samoyault et Valentina Sommella.













Traduire est une des grandes affaires de Po&sie – parce que c’est une des grandes choses de ce temps. Traduire activement, en curiosité incessante tournée vers les littératures, en alerte, en réponse à la demande pressante, du passé, du présent, de l’à-venir. Et par conséquent « la traduction » est un des principaux objets de réflexion de notre revue – et volontiers dans la fidélité critique au travail, à bien des égards inaugural, d’Antoine Berman, dont notre collection va publier un nouvel ouvrage posthume.

Tantôt le traduire, au sein de la « mondialisation » économique, traverse, réduit, neutralise la différence des langues (dans « l’interprétariat simultané ») ; Tantôt Babel revient comme le trésor : traduire creuse l’abîme qui sépare les langues, la différence, le ne-pas-s’entendre réciproque des êtres parlants. Les œuvres protègent Babel.

Si la translation en géométrie parvenant à la superposition fait preuve de l’égalité, la « translation » traductrice manifeste la non- superposabilité des œuvres, l’impossibilité du « sans reste », la fécondité du malentendu, la réserve de l’intraduisible – et la richesse infinie de cet effort impossible – sous l’invocation fréquente de Walter Benjamin.

Cependant nous habitons un même monde. Quel est donc le sens de « monde » pour que nous continuions à le penser « commun » ? Et quoi de l’autre-que-le-monde, non connaissable (Kant), toujours interrogé par les littératures du monde, pour s’en proposer une version les unes aux autres ? La « condition de l’homme moderne » (Arendt) est de plus en plus celle d’un traducteur.

Tiphaine Samoyault, traductrice multiple (et, récemment, de Joyce) éclaire cette ouverture réciproque en cherchant à penser la traduction comme procréation. Entourée par ceux de Po&sie qui traduisent, en particulier par Martin Rueff, et notre invité Patrick Quillier, poète et traducteur de Fernando Pessoa en français, elle conduit l’entretien.

/ Michel Deguy

samedi 15 octobre 2011

Rouvrir le débat


Nous vous proposons 3 extraits vidéo de ce
sixième opus des Entretiens de Po&sie :

Le premier reprend in extenso
l'intervention de Martin Rueff :



Le deuxième isole la partie "lecture"
de Hédi Kaddour :



Le troisième est à visionner
sur le site de Po&sie,
au sein d'un "Dossier Trân Dân"




mardi 14 juin 2011

Emanuele Coccia





Dans cet essai dense et limpide, savant et profond, érudit mais sans lourdeur aucune, Emanuele Coccia s’interroge sur la sensibilité, sur la vie sensible. Ce livre est donc en premier lieu une réhabilitation de la sensibilité. De fait, par la sensibilité nous tenons au monde et le monde tient à nous. Mais cette réhabilitation prend aussi la forme d’une réflexion inattendue sur l’image – cette modalité par laquelle nous rendons sensibles les idées. L’image n’est-elle pas la forme sensible de l’autre ? Le sensible n’est-il pas le lieu de production et le réceptacle des images ? A travers de brefs paragraphes qui invitent au rêve et à la méditation, cet essai riche et stimulant s’articule en deux parties qui tendent, la première à définir ce que nous appelons sensibilité, vie sensible, la seconde à penser le rapport de l’image et de la sensibilité.